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Module d'activités – Cycle 1 & 2

Séance 6 : À chacun ses goûts !

Quelques jours avant la séance, demander aux familles de collecter des publicités alimentaires, par exemple des brochures publicitaires distribuées par les grandes surfaces. Prévoir aussi une photocopie au format A3 du tableau des repères nutritionnels pour les enfants.

Objectifs
  • Introduire à la notion d’alimentation diversifiée
  • Prendre conscience du rôle de la publicité sur les comportements alimentaires
Matériel
  • Tableau des repères nutritionnels du PNNS (Fiche 2)
  • Publicités alimentaires
  • Pour chaque élève : 2 feuilles, Colle, Paire de ciseaux

Travail collectif

1. Discussion

L’enseignant invite les élèves à observer les aliments et les boissons figurant sur les publicités alimentaires qu’ils ont apportées pour :
– Reconnaître, comparer et nommer les aliments et les boissons.
– Identifier l’origine des aliments, en particulier animale ou végétale.
– Évoquer les différents goûts des aliments, salé, sucré, acide, amer.
Il demande à ses élèves de se rappeler la conclusion de la séance 1 « Tous pareils ou tous différents ? » au cours de laquelle ils avaient constaté que nous sommes tous différents physiquement. Qu’en est-il des préférences alimentaires ?
« Avons-nous tous les mêmes goûts ?
Aimons-nous tous manger les mêmes aliments ? »
.
Les enfants s’expriment sur leurs choix alimentaires personnels. Certains peuvent aussi évoquer des régimes alimentaires particuliers (sans porc, végétarien, sans gluten, etc.).

Travail individuel

2. Activités de tri

Suite à la discussion, l’enseignant propose à chaque élève de trier des publicités selon le critère « j’aime » ou « je n’aime pas » pour regrouper, d’une part, les aliments qu’il préfère manger et, d’autre part, ceux qu’il déteste. Pendant une quinzaine de minutes, chaque élève découpe les publicités et les colle sur deux feuilles différentes : une feuille pour les aliments « J’aime » et une deuxième feuille, pour les aliments « Je n’aime pas ». Au préalable, la classe choisira deux pictogrammes pour distinguer les feuilles, par exemple, un cœur pour « j’aime » et un cœur barré pour « je n’aime pas ».

Travail collectif

3. Mise en commun

Une alimentation diversifiée

Les élèves affichent leurs feuilles au tableau selon les tris effectués. Ils peuvent alors remarquer leur tendance à préférer le même type d’aliments (notamment, les produits sucrés) et leur tendance à privilégier un petit nombre d’aliments, ce qui correspond à une alimentation peu diversifiée.
Puis en évoquant les repères nutritionnels (utiliser la fiche 2 photocopiée au préalable), il leur explique qu’aucun aliment n’est mauvais pour la santé ni interdit mais que les médecins recommandent une alimentation variée tout en limitant la consommation de certains aliments (notamment gras et sucrés) tandis que d’autres sont à privilégier.

La publicité alimentaire

En s’appuyant sur les publicités apportées, l’enseignant prolonge cette activité par une sensibilisation des élèves, jeunes consommateurs, à l’influence de la publicité sur leurs comportements alimentaires :
« À votre avis, dans les publicités alimentaires, quels sont les aliments que l’on retrouve le plus souvent ? À l’inverse, quels sont les aliments que l’on ne voit presque jamais ? ».
Les élèves listent oralement les aliments, ceux qui sont privilégiés et ceux qui ne le sont pas du tout.
Compléter cette approche par une discussion sur la publicité alimentaire à la télévision :
« Quels types de produits alimentaires montrent les publicités à la télévision ? Quelle est votre réaction face aux publicités (envie, frustration, caprice…) ? Demandez-vous à vos parents d’acheter le produit ? Êtes-vous parfois déçus ? Souvent ? Toujours ? ».
On peut aussi demander aux enfants de mener une petite enquête à la maison en notant (ou dessinant) les aliments montrés lors des spots publicitaires. Pour les plus jeunes, les parents sont associés et aident leurs enfants à réaliser ce travail. Une affiche collective peut être réalisée à partir de ces dessins pour mettre en évidence les aliments ciblés par la publicité télévisuelle.

Travail individuel

4. Traces écrites

Dans le cahier d’expériences, chaque élève colle ses feuilles « J’aime / Je n’aime pas » et recopie la phrase de conclusion. Il peut aussi y ajouter le résultat de son enquête sur les publicités alimentaires télévisuelles.

Conclusion Séance 6

Pour me nourrir, je dois manger de tout et ne pas me laisser influencer par la publicité.

Prolongements possibles

Bibliographie (littérature de jeunesse) :
Trop bon ! Bien se nourrir pour bien grandir, Sylvie Girardet et Puig Rosado, collection « Citoyens en herbe », éditions Hatier, 2006 : Cinq petites fables qui nous dévoilent les secrets des aliments et nous montrent comment bien se nourrir pour bien grandir.
Lili n’aime que les frites, Dominique saint Mars et serge Bloch, collection « Ainsi va la vie », éditions Calligram, 2004 : Ce petit livre sur la nourriture montre que le calme et la bonne humeur autour de la table sont parfois aussi importants que ce qu’il y a dans son assiette !
Manger équilibré, C. Llewelyn, M. Gondon, coll. « Pourquoi je dois… », Gamma, 2004
Hygiène et sécurité alimentaire :
– Observer la tenue des cuisiniers (toque, gants, blouse, tabliers), comparer les différentes techniques de conservation et de conditionnement des aliments employées de nos jours (déshydratation, surgélation) et autrefois (salaison, fumaison).
– Collecter des emballages de produits alimentaires, les trier en fonction du lieu de rangement (placard, frigo, congélateur) et aborder les règles à respecter (date de péremption, chaîne du froid…). Bibliographie : voir note du 3 janvier 2002 sur La sécurité des aliments : les bons gestes pour assurer la sécurité alimentaire lors de l’élaboration d’aliments dans les classes.

Séance 7 : Combien de fruits et de légumes par jour ?

Objectifs Sensibiliser à l’importance de manger des fruits et des légumes
Identifier, nommer et goûter des fruits et des légumes
Matériel Tableau des repères de consommation (à photocopier au format A3) : Fiche 2 (voir séance 6)
Modèle d’étiquettes des aliments étudiés : Fiche 3

Quelques exemples de fruits et légumes :

  • Fruits : Pommes, Bananes, Oranges, Pamplemousses, Poires, Fraises,
    Citrons, Cerises, Quelques fruits exotiques (mangues, kiwis, ananas, litchis)
  • Légumes : Pommes de terre, Aubergines, Navets, Carottes, Courgettes, Choux-fleurs, Concombres, Tomates, Oignons, Radis, Salades, Endives, Champignons

Quelques jours avant la séance, demander aux familles de collecter des fruits et des légumes. Compléter cette collection par quelques fruits exotiques afin d’enrichir la découverte sensorielle par des aliments peu familiers.
Cette séance se déroule en deux phases : lors de la première phase, les aliments sont présentés entiers afin d’être observés et dessinés ; lors de la seconde, ils sont découpés pour être mangés. Entre les deux phases, l’enseignant prépare les fruits et légumes pour la dégustation.

Travail collectif

1. Discussion

Les repères de consommation

Demander de rechercher parmi les feuilles « J’aime » de la séance précédente, celles où figurent des fruits ou des légumes. Essayer, par quelques questions simples, d’évaluer le niveau de consommation de fruits et de légumes des enfants.
« Quels fruits ou légumes aimez-vous ?
En mangez-vous tous les jours (crus, cuits, frais, surgelés, en conserve) ?
À chaque repas ? Mangez-vous des fruits au petit déjeuner, au goûter ? »
« Savez-vous combien de portions de fruits et de légumes il faut manger par jour, au minimum ? »

Expliquer aux élèves (en utilisant le tableau des repères nutritionnels, Fiche 2) que les médecins recommandent de manger au moins cinq portions de fruits et légumes par jour car ces aliments jouent un rôle très important dans le fonctionnement de l’organisme, notamment l’organisme en croissance. Proposer alors à la classe de découvrir et de goûter de nombreux fruits et légumes pour avoir envie d’en manger davantage.

En France, comme dans nombre de pays industrialisés, les légumes font partie des aliments le plus souvent rejetés par les enfants, surtout entre 2 et 10 ans. C’est pourquoi, le PNNS insiste sur la consommation des fruits et des légumes largement insuffisante chez les enfants.

2. Observation des aliments (phase 1)

Activités de tri des fruits et des légumes

Demander aux élèves de répartir les produits qu’ils ont apportés sur deux tables : l’une pour les fruits et l’autre pour les légumes. On peut compléter cet échantillon en montrant ce qui a été apporté par l’enseignant (par exemple, des fruits exotiques). Inviter la classe à nommer et à décrire les fruits et légumes (poids, taille, forme, texture, couleur, odeur) et à constater leur grande variété. Cette exploration est guidée : proposer aux élèves de soupeser chaque objet, de les passer sur leur joues pour mieux découvrir la texture, de les sentir… Cette activité permet aussi de repérer les fruits qui ne sont pas connus des élèves ou ceux qu’ils confondent (par exemple, clémentine et orange).

Ne pas évoquer la définition scientifique des termes « fruit » et « légume » (par exemple, la tomate et la courgette sont des fruits au sens botanique). Se limiter au vocabulaire courant qui distingue les fruits et les légumes selon leur utilisation culinaire.

Travail individuel

Dessin d’observation

Parmi les fruits et légumes apportés, demander à chaque élève de choisir un fruit et un légume qu’il souhaiterait manger dans une journée, de les dessiner sur son cahier d’expériences et d’écrire leur nom (jeu d’étiquettes, voir Fiche 3). En fonction de l’âge des élèves, l’enseignant peut demander d’en dessiner davantage.
Il est important de préciser aux enfants que le dessin doit permettre de reconnaître les fruits et légumes choisis. Un dessin d’observation doit donc ressembler à la réalité : il faut reproduire le plus fidèlement possible la forme, les proportions, la couleur et les caractéristiques (queue, taches…).

Faire expliciter par les élèves les caractéristiques d’un dessin d’observation : il ne doit pas être trop petit, la couleur doit correspondre à la réalité, il n’est pas nécessaire de dessiner d’autres éléments (par exemple, la table, la maîtresse, l’enfant…). On peut proposer de poser l’aliment sur la feuille pour en tracer le contour, la taille et la forme. Une fois les dessins réalisés, chaque élève recopie le message clé : « Je mange au moins 5 portions de fruits et légumes par jour pour être en bonne santé. »

En s’appuyant sur ce travail, un panneau collectif représentant des fruits et des légumes peut être réalisé et affiché dans la classe (ou dans la cantine) pour en encourager quotidiennement la consommation.


Exemple d’affichage collectif réalisé par une classe de CP

Travail collectif

3. Dégustation des aliments (phase 2)

L’intérieur des fruits et des légumes

Quelques dessins d’observation réalisés lors de la phase précédente servent de support pour faire le lien entre l’aliment entier (dessiné) et l’aliment coupé :
« Reconnaissez-vous les fruits et les légumes en morceaux ? Comment se nomment-ils ? Pouvez-vous me montrer les fruits et légumes coupés correspondant aux dessins des mêmes aliments entiers ? ». Les élèves peuvent également comparer les noyaux, les pépins, les quartiers d’agrumes… Éplucher quelques fruits et légumes devant les élèves pour leur permettre de découvrir les outils utilisés :
« Est-ce que l’on mange la peau ? Comment l’enlever si on ne veut (ou ne doit) pas la manger ? Quels outils utiliser ? »

Activités de dégustation

Les élèves s’expriment sur ce qu’ils ressentent au sujet des textures (mou, dur), des saveurs (acide, sucré, amer), de leurs goûts personnels (« j’aime, je n’aime pas »)…

On n’oubliera pas de réinvestir les règles élémentaires d’hygiène apprises (lavage des mains, brossage des dents…) mais aussi de souligner qu’il est très important de laver les fruits et légumes avant de les manger, notamment lorsque l’on mange la peau (pomme, tomate).

Message clé

Je mange au moins 5 portions de fruits et légumes par jour pour être en bonne santé.

Prolongements possibles

Diversité du vivant :

– Réaliser des plantations, visiter des vergers. Jeu d’identification avec les fruits, les feuilles et les arbres fruitiers correspondants.
Bibliographie : L’enseignement scientifique à l’École maternelle, Maryline Coquidé-Cantor et André Giordan, collection « Pédagogie et formation », éditions Delagrave, 2002. Voir le chapitre 2 – Autour d’un « coin » : le coin nature et jardinage
Littérature de jeunesse : Toujours rien, Christian Voltz, édition du Rouergue, 1997 : point de départ d’expérimentations à propos de la germination d’une graine.
Dix petites graines, R. Brown, collection « Gallimard album », éditions Gallimard Jeunesse, 2001 : livre à compter et documentaire sur la germination d’une graine de tournesol.

Structuration du temps et de l’espace :

– Réaliser des productions en arts plastiques au fil des saisons pour prendre conscience du temps qui passe et des caractéristiques de chaque saison (couleurs, formes, aspects…).
– Élaborer un calendrier du jardinier.
– Étudier le cycle de vie des végétaux en réalisant des plantations.
– Déterminer l’origine d’aliments (compotes, confiture…) que les enfants ont l’habitude de manger et les transformations subies (visite d’une ferme, d’une usine).
– Rechercher les principales régions ou pays de culture de quelques légumes, le rôle du climat, les pratiques culturales qui permettent de manger des fruits et des légumes toute l’année.

Séance 8 : Où sont cachées les graisses ?

Objectifs
  • Prendre conscience des graisses cachées dans les aliments
  • Limiter la consommation des matières grasses
Matériel

  • Tableau des repères nutritionnels du PNNS (Fiche 2)
  • Modèles d’étiquettes des aliments gras / pas gras à reproduire pour chaque groupe (Fiche 4)
  • Huile
  • Eau
  • Pour chaque groupe : Cotons-Tiges
  • Aliments gras, par exemple : Beurre, Margarine, Fromage, Chips, Viennoiseries, Chocolat, Noix, Noisettes, Saucisson, Biscuits d’apéritif
  • Aliments non gras, par exemple : Fruits, Légumes, Pain, Biscottes, Pâtes, Riz

Apporter des aliments gras et d’autres non gras et préparer, au préalable, le matériel nécessaire. Il est conseillé de scinder cette séance en deux phases de 30 minutes car les expériences nécessitent un temps de séchage d’environ dix minutes avant la lecture des résultats.

Travail collectif

1. Discussion

Notion d’aliment gras
L’enseignant inviter les élèves à observer les aliments disposés sur une table :
« Connaissez-vous ces aliments ? Comment s’appellent-ils ? En avez-vous déjà mangé ? ».
Il leur demande ensuite :
« Parmi ces aliments, y a-t-il des aliments gras ? ».
La bouteille d’huile est évidemment désignée par la classe.

Par groupes

2. Expériences (phase 1)

Comparaison : huile – eau
Demander aux enfants de faire dans leur cahier d’expériences une tache d’huile et une tache d’eau (à l’aide des Cotons-Tiges). L’observation des deux taches permet aux enfants de déterminer l’aspect d’une tache laissée par un corps gras (qui laisse une marque translucide) et par de l’eau (pas de marque translucide après séchage).
Ces aspects n’étant visibles qu’après un petit temps de séchage (une dizaine de minutes), profiter de ce laps de temps pour expliquer aux élèves que certains aliments contiennent des graisses qui sont indispensables pour notre corps mais à consommer en petite quantité. En effet, qu’elles soient d’origine végétale (huile, margarine) ou animale (beurre, crème fraîche, saindoux, graisse d’oie), elles sont toutes très caloriques. C’est pourquoi, les médecins conseillent de limiter la consommation des aliments où sont « cachées » des graisses (comme les pâtisseries, viennoiseries, barres chocolatées, produits apéritif, chips, charcuterie…).

On distingue souvent les graisses « visibles » (huile de cuisson ou d’assaisonnement, beurre sur les tartines) des graisses « cachées », soit présentes naturellement dans l’aliment (noix, olive, fromage, etc.), soit ajoutées dans un aliment du commerce (viennoiserie, barre chocolatée, chips, charcuterie …).

Réalisation des expériences

« Comment pourrions-nous faire pour savoir qu’un aliment est gras ? »
En s’appuyant sur les activités menées précédemment avec l’huile et l’eau, les élèves proposent de reproduire l’expérience pour tester d’autres aliments. La tache d’huile et la tache d’eau servent de témoins pour permettre aux enfants de comparer les taches laissées, ou non, par les aliments testés. Concernant les aliments qui ne peuvent être prélevés avec un Coton-Tige (chips, noix, pâtes…), l’enseignant propose de les frotter (une dizaine de fois) sur le cahier d’expériences.
Distribuer aux élèves quelques échantillons d’aliments (avec et sans graisse) et, pour les plus jeunes, un jeu d’étiquettes des aliments (voir Fiche 4) pour les aider à écrire le nom des aliments ou, plus simplement, coller les étiquettes sur le cahier d’expériences.
Avant de mener cette activité, l’enfant doit expliquer aux membres de son groupe ce qu’il pense trouver comme résultat (gras ou pas gras). Cette formulation « d’hypothèses » peut engager des débats très riches à l’intérieur de chaque groupe (idées en contradiction avec d’autres) et justifier la « validation » de l’hypothèse par l’expérimentation. En circulant d’un groupe à l’autre, il est essentiel que l’enseignant favorise les échanges en incitant chacun de ses élèves à prendre la parole.

Par groupe puis travail collectif

3. Bilan et conclusion

Observation des résultats

Après une dizaine de minutes de séchage environ, chaque groupe peut observer les résultats obtenus. Ces observations sont comparées aux hypothèses émises oralement lors de la phase précédente.

Bilan collectif

En s’appuyant sur les expériences réalisées par chaque groupe, les différents résultats observés sont mutualisés : l’enseignant élabore sous la dictée des élèves un tableau récapitulatif où sont classés les aliments en deux catégories, « gras » et « pas gras ». Les aliments testés peuvent être illustrés par leur emballage ou par leur image (découpée dans des publicités) que l’on collera à côté du nom.
Pour élaborer le message clé en conclusion, insister sur les aliments contenant des graisses cachées (viennoiseries, chips, barres chocolatées, etc.) qui sont particulièrement appréciés par les enfants et consommés surtout entre les repas (grignotage). Faire également référence au tableau des repères nutritionnels du PNNS (voir Fiche 2).
Le message clé est recopié dans le cahier d’expériences.
Le tableau récapitulatif élaboré collectivement est recopié et photocopié par l’enseignant puis collé par chaque élève dans son cahier d’expériences.

Pour vous faire une idée :
– une barre chocolatée standard contient l’équivalent de 5 sucres plus 1 cuillère à café d’huile ;
– un paquet de biscuits fourrés au chocolat contient l’équivalent de 3 à 4 cuillères à soupe d’huile et plus de 20 sucres.

Conclusion Séance 8

Je ne mange pas trop d’aliments contenant des graisses cachées, par exemple : les chips, la charcuterie, le chocolat, les croissants…

Séance 9 : Le grignotage, est-ce un repas ?

Objectifs
  • Identifier les différents repas d’une journée
  • Sensibiliser à la notion de grignotage entre les repas
Matériel Jeu des intrus (Fiche 5)

Cette séance permet de réinvestir les notions abordées dans les séances précédentes. Les modalités des activités proposées sont différentes selon la maîtrise des repères temporels par les élèves.

Travail collectif ou individuel (suivant le cycle)

1. Étude d’un document : les repas

Cette activité utilise le « Jeu des intrus » (voir fiche 5), mais en fonction de la maîtrise des repères temporels par les élèves, l’enseignant choisit :
– soit de le mener sous forme d’un travail collectif d’apprentissage des différents repas et de leur chronologie ;
– soit de le proposer sous forme d’un travail individuel de réinvestissement de notions acquises.

Travail collectif

En s’appuyant sur le « jeu des intrus », reproduit au format A3, découpé et affiché au tableau, inviter les élèves à découvrir les images et à identifier ce qu’elles représentent. Signaler qu’il y a deux « intrus », c’est-à-dire deux images en trop à identifier également. Les élèves doivent reconnaître et nommer les trois repas de la journée (petit-déjeuner, déjeuner, dîner) ainsi que le goûter, parmi les six images et justifier leurs choix (par exemple, en fonction des aliments, des lieux, des situations représentés). Puis, ils doivent remettre les quatre images choisies dans l’ordre chronologique. Noter alors le nom des repas et du goûter à côté de chaque image.

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Travail individuel

Même activité mais individuellement sur le cahier d’expériences à partir du « jeu des intrus » reproduit au format A4. Donner les consignes suivantes :
– numéroter les images des repas et du goûter de 1 à 4 dans l’ordre chronologique ;
– écrire le nom des repas et du goûter sur l’image correspondante ;
– barrer les deux intrus.
Ce travail individuel est suivi d’une phase de mise en commun à partir des images reproduites au format A3 pour permettre aux élèves de vérifier l’exactitude de leurs réponses.
En s’appuyant sur ce travail, un panneau collectif représentant les repas de la journée peut être réalisé et affiché dans la classe pour renforcer les repérages temporels.

Travail collectif

2. Discussion : le grignotage

Suite au travail précédent, insister sur les « intrus » car il est important de faire prendre conscience à de jeunes élèves de la distinction entre repas, goûter et grignotage (prise de nourriture « en trop », en dehors des repas) :
« Que représentent les deux images considérées comme des « intrus » ?
Vous arrive-t-il de manger en dehors des trois repas et du goûter ?
À quelles occasions ? »

Les enfants peuvent évoquer des situations où « ils grignotent », comme devant la télévision, quand ils jouent aux jeux vidéo, à l’ordinateur, en voiture, à la récréation du matin… Il faut noter que les jeunes enfants n’emploient pas spontanément le mot grignotage mais plutôt celui de « goûter ». (Certains enfants « goûtent » jusqu’à quatre fois par jour et à des horaires très variables de la journée).

Après la Seconde Guerre mondiale, la collation de 10h à l’école a été instituée pour améliorer les apports en calcium chez les enfants par la distribution de lait. Or, aujourd’hui, les enfants français ne présentent plus de carence calcique. De plus, au fil du temps, cette collation s’est plutôt transformée, dans nombre d’établissements, en consommation de gâteaux, barres chocolatées et boissons sucrées, plutôt que de lait. Cette collation n’est donc plus justifiée, et les experts (nutritionnistes, pédiatres) recommandent de la supprimer. En effet, elle augmente les apports caloriques quotidiens, perturbe le rythme alimentaire et favorise les habitudes de grignotage. Le ministère de l’Éducation nationale a émis des recommandations s’appuyant sur l’avis des experts, en laissant aux enseignants une marge d’interprétation afin de s’adapter à des situations spécifiques.

Travail individuel

3. Traces écrites

Suite à la discussion sur le grignotage, proposer à chaque élève de découper parmi les publicités alimentaires des images des aliments qu’il aime manger en dehors des repas (par exemple, pour le goûter) et de les coller sur son cahier d’expériences.
En s’appuyant sur les aliments choisis, conduire les élèves à constater qu’ils ont souvent tendance à privilégier des produits gras et sucrés (ou gras et salés) plutôt que les fruits et les laitages. Ils élaborent le message clé en conclusion et le recopient sur leur cahier d’expériences.

Message clé

Par jour, je prends 3 repas (petit-déjeuner, déjeuner, dîner) et un goûter. J’évite de grignoter entre les repas.

Prolongements possibles

Bibliographie littérature de jeunesse :

Poèmes à dire et à manger, E. Brami, E. Houdart, Seuil Jeunesse, 2002.
Clara est trop gourmande, C. Lavocat, Magnard Jeunesse, 2001.
Coquin Colin, M. Daniau, R. Badel, éditions Thierry Magnier, 2002.
Marlène grignote tout le temps, D. de Saint-Mars, S. Bloch, coll. « Ainsi va la vie », Calligram, 2003. Ce livre permet de comprendre pourquoi on mange trop. Ce n’est pas qu’un manque de volonté ! Problèmes de santé ? Peut-être… De « malbouffe », sûrement ! Mais la solitude, la jalousie, l’inattention d’une mère, l’absence d’un père sont aussi des souffrances que la nourriture peut combler.

Séance 9 bis : À nos casseroles !

Cette séance est un prolongement des séances précédentes : on privilégiera des recettes à base de fruits et légumes et on réinvestira les règles d’hygiène.
S’efforcer de choisir des fruits et légumes de saison et souligner la relation entre leur coût et leur origine lointaine ou pas avec l’objectif de faire prendre conscience aux enfants qu’il existe des fruits et légumes à prix abordable.

Objectifs
  • Éducation au goût
  • Découvrir des recettes à base de fruits et de légumes
Matériel
  • Affiche de recette de cuisine
  • Divers aliments (en fonction de la recette choisie)
  • Ustensiles de cuisine
  • Bols, saladiers, couverts, assiettes, etc.

Travail collectif

1. Discussion

Demander aux enfants :
« Comment faire pour manger cinq fruits et légumes par jour ? Connaissez-vous des recettes de cuisine à base de fruits, de légumes ou associant les deux ?».
Les élèves peuvent évoquer des recettes associant plusieurs fruits ou légumes comme par exemple des tartes, quiches, compotes, salades de fruits, soupes …
Proposer à la classe de réaliser une recette de cuisine préalablement rédigée sur une affiche. La découverte du texte et le déroulement de la recette sont menés avec l’ensemble de la classe :
« Que va-t-on faire ? Comment allons-nous procéder ? »
(décrire les illustrations, verbaliser les actions).
« De quoi a-t-on besoin ? »
(lister le matériel et les ingrédients nécessaires).
Si la recette nécessite la cuisson des aliments, émettre des hypothèses sur ce qui risque de se passer lors de la cuisson. On peut en profiter pour évoquer les dangers liés à la cuisson (éducation à la sécurité).

Attention, pour réaliser une soupe ou une compote, ne pas faire manipuler de mixer électrique par les enfants pour des raisons de sécurité, mais utiliser un moulin à légumes manuel.

Par groupes

2. Activités culinaires

Réalisation et dégustation de la recette

La recette est réalisée en suivant les étapes expliquées par l’affiche collective.
Les modalités de réalisation sont adaptées aux spécificités de la recette et à l’âge des élèves :
– soit collectivement ;
– soit par petits groupes (avec répartition des tâches entre les groupes puis mutualisation pour un plat unique ou avec gestion de l’ensemble des tâches par chaque groupe et réalisation de plusieurs plats identiques)
– soit par l’adulte (pour des tâches trop délicates ou trop difficiles à mener par de jeunes élèves : dénoyautage, cuisson, utilisation d’un mixer électrique, etc.).
Ces activités culinaires permettent la découverte d’ingrédients et de modes de cuisson (bouilli, cru, grillé, mijoté).
La dégustation du plat est avant tout un moment convivial de découverte qui permet de réinvestir le travail mené précédemment sur les fruits et les légumes (texture, saveur, odeur, couleur, cru, cuit, etc.).

Élaboration d’un livre de recettes

La recette de la classe est comparée avec des recettes familiales (« Moi, ma maman, elle fait la soupe avec ça, comme ça … »). Cette séance peut être prolongée par l’élaboration d’un recueil de recettes à partir de recettes familiales à base de fruits ou de légumes. Puis, ce recueil sera diffusé auprès de chaque famille.

Travail individuel

3. Traces écrites

Demander à chaque élève de dessiner la recette réalisée en s‘aidant de l’affichage collectif. La trace écrite est adaptée en fonction de l’âge des enfants (par exemple, des images séquentielles des étapes de la recette à replacer dans l’ordre chronologique).

Conclusion Séance 9 bis

Je cuisine des fruits et des légumes.

Évaluation de la séquence 3

Aide pour l’enseignant
– Question 1 :
A. Les ronds sont dessinés sous le raisin et la fraise, les carrés, sous les carottes et les poireaux.
B. Il est préconisé de manger au moins cinq portions de fruits et légumes par jour.
C. Les aliments gras à entourer sont le beurre, le chocolat et les croissants. Si les élèves ont testé d’autres aliments lors du module, utiliser des images adaptées à leur expérience.

– Question 2 :
A. Les deux situations de grignotage et le goûter ne correspondent pas à des repas. Le grignotage n’est pas nécessaire pour la santé et favorise le surpoids et l’obésité.
B. Les trois repas sont dans l’ordre chronologique : le petit-déjeuner, le déjeuner, le dîner.

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Conseil(s)

Quelques jours avant la séance, demander aux familles de collecter des publicités alimentaires, par exemple des brochures publicitaires distribuées par les grandes surfaces. Prévoir aussi une photocopie au format A3 du tableau des repères nutritionnels pour les enfants.